Hamilton se mobilise pour les réfugiés de Rohingya

Crédit : Noor Nizam

De retour du Bangladesh, Noor Nizam a décrit à Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale (HPIC) la situation désastreuse des réfugiés de Rohingya qui vivent dans des camps à Cox’s Bazaar.

« Ces 900 000 personnes vivent dans des conditions totalement inacceptables, a-t-il relaté à HPIC lors d’une conversation téléphonique. C’est maintenant la saison de la mousson et il y a de la boue et de l’eau partout. Ces gens n’ont pas d’eau potable et pas de nourriture, et leurs abris ne résisteront pas aux forts vents de la mousson. Le monde entier leur a tourné le dos. »

Noor tenait à en apprendre davantage sur la crise des réfugiés de Rohingya à l’automne de 2017. C’est la crise de réfugiés qui connaît le développement actuel le plus rapide au monde.

« Plus j’en apprenais sur cette histoire, plus je me sentais obligé de faire quelque chose pour aider ces personnes, a-t-il-expliqué. Nous voulions être leur voix au Canada. » La mobilisation à Hamilton comprend six mosquées, l’Église Unie du Canada, la ville de Hamilton, les communautés locales de Hamilton et de Dundas, et la communauté bangladaise du Canada.

Leurs efforts ont permis de mieux sensibiliser la population de l’Ontario à la situation désespérée des Rohingyas et de recueillir des fonds afin de leur envoyer de l’aide médicale d’urgence.

En juin, Noor et son ami Rahim Chowdhury y ont apporté huit trousses médicales humanitaires comprenant 16 boîtes de médicaments de HPIC, afin de pouvoir offrir des traitements médicaux à de 2 000 à 3 000 enfants et adultes.

« La malnutrition y est très répandue. Les enfants sont faibles et donc vulnérables aux maladies. Ils souffrent de diarrhée, de problèmes d’estomac, de paludisme et d’autres maladies. L’eau potable y est très rare. Sans médicaments, les travailleurs de la santé ne peuvent faire grand-chose », a affirmé Noor.

Les médicaments qu’ils ont apportés à leur partenaire sur le terrain, le Croissant-Rouge du Bangladesh, ont rempli la pharmacie du camp. « Le personnel sur le terrain à l’hôpital du camp était très reconnaissant des médicaments offerts en don par le Canada et a exprimé le désir d’en recevoir davantage. »

Noor continue à mobiliser du soutien pour les réfugiés de Rohingya et il prévoit leur fournir d’autre aide médicale en partenariat avec HPIC.