Une équipe résiste au sable et aux températures élevées pour offrir des soins et des médicaments

La ville de Yola, dans le nord-est du Nigéria, est devenue le refuge temporaire de centaines de milliers de Nigérians, qui vivent comme des réfugiés dans leur propre pays.

Leur situation n’est pas très bien connue, par contre beaucoup de personnes sont au courant de l’enlèvement des écolières, un autre incident survenu pendant ce conflit.

Il y a maintenant plus de 1,7 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays au Nigéria. Ce pays de l’Afrique subsaharienne est le plus populeux du continent et, bien que son économie soit la plus importante de l’Afrique, le Nigéria a également le plus grand nombre de personnes extrêmement pauvres du monde.

Ces personnes déplacées sont surtout des enfants et des femmes, et elles vivent dans des circonstances très difficiles.

Plus tôt ce mois-ci, Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale (HPIC), en partenariat avec l’organisation Food For The Hungry Canada, a transporté par avion sept palettes de médicaments à Dr Khalid Ataelmannan, un chirurgien du Canada qui travaille au Nigéria avec l’organisation Health and Gender Initiative pour distribuer de l’aide médicale.

Les palettes comprenaient une gamme de médicaments qui avaient été demandés par l’organisation partenaire de Khalid, y compris plusieurs sortes d’antibiotiques, des médicaments anti-cholestérol, des traitements pour les ulcères et le reflux, des médicaments pour l’ostéoporose et des antidépresseurs, entre autres. La juste valeur marchande de ces médicaments s’élève à 1,48 million de dollars au Canada.

« L’accès aux écoles et aux cliniques est l’un des principaux défis pour ces personnes », a noté Khalid dans un rapport préparé pour HPIC au sujet de la dernière prestation d’aide médicale au printemps dernier, au cours de laquelle il a apporté au Nigéria cinq trousses médicales humanitaires et cinq trousses de santé mère-enfant. “

« L’approvisionnement en médicaments ce printemps était le plus important qu’ils avaient reçu, a ajouté Khalid. Ils étaient très encouragés et ils nous ont dit qu’ils seraient en mesure de réaliser tous leurs programmes de rayonnement médical prévus. »

Khalid a participé à une journée de rayonnement, alors qu’une équipe mobile visitait un village.

« La route n’est pas pavée, le terrain est tortueux et sablonneux par endroit. Nous avons failli resté pris dans le sable, évitant ainsi jusqu’à une heure d’efforts pour se sortir de ce piège à sable. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Néanmoins, comme la température grimpait au-dessus de 45 oC, je ne peux pas vous dire à quel point j’étais excité quand j’ai finalement aperçu le village », s’est-il rappelé.

Beaucoup de personnes attendaient Khalid et l’équipe dans l’école du village. Elles étaient très heureuses de les voir et très reconnaissantes des médicaments du Canada.

Khalid a décrit la scène : « Il y avait des femmes et des hommes âgés, des enfants, de jeunes adultes et des adolescentes enceintes et allaitantes. Ils étaient encore plus nombreux à mesure que la journée progressait, certaines personnes ayant quitté leur maison tôt le matin pour arriver vers midi après deux ou trois heures de marche. »

« L’école, qui servait de clinique, était en très mauvais état, a souligné Khali. C’était évident qu’elle ne recevait plus les écoliers. Les chaises étaient endommagées, les fenêtres cassées et il n’y avait pas d’électricité, alors il n’était pas possible de s’asseoir dans les salles de classe avec une chaleur de plus de 45 oC à l’extérieur.

« Les membres de l’équipe médicale mobile sont habitués à ces conditions. Ils ont installé une derrière l’autre dans le corridor de l’école leurs tables d’inscription, de consultation et d’administration de médicaments. Le travailleur de la santé responsable des traitements vermifuges a donné les médicaments aux enfants à l’ombre d’un arbre. En moins de dix minutes, tout était en place et la clinique était ouverte. Le nom de tous les patients a été inscrit dans un registre. Les patients ont alors été examinés et ils ont reçu une prescription, qu’ils devaient remettre au technicien en pharmacie afin qu’il leur délivre les médicaments. L’organisation était simple et efficace, et j’étais très impressionné de la façon dont l’équipe s’est adaptée à des circonstances très difficiles. »

Cette communauté bénéficie de traitements vermifuges à tous les six mois, mais tous étaient soulagés d’apprendre qu’une équipe médicale apportait des médicaments. « Il y avait beaucoup plus de personnes qu’à l’habitude car la nouvelle de l’arrivée de l’équipe s’était répandue plus loin », a expliqué Khalid.

L’équipe a travaillé dans des circonstances difficiles, mais elle a apporté la santé et l’espoir à 300 personnes en une seule journée !