Des bénévoles apportent la santé et l’espoir à longueur d’année

Saviez-vous que Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale (HPIC) a bénéficié de plus de 1 300 heures de bénévolat offertes par environ 500 bénévoles l’année dernière ? C’est sans compter les tricoteuses et les crocheteuses de poupées Izzy !

Des équipes de bénévoles se rendent presque chaque semaine à notre centre de distribution à Oakville, en Ontario, pour emballer des médicaments. Chaque trousse médicale humanitaire est soigneusement emballée par une équipe de bénévoles, qui trient les médicaments pour préparer les trousses qui apportent chaque année des soins aux personnes les plus vulnérables dans 50 pays.

« Nous sommes très contents d’accueillir ces bénévoles dans notre centre de distribution, déclare Wes Robinson, directeur des opérations de HPIC. C’est une excellente façon de partager notre mission, tout particulièrement avec les employés des entreprises qui offrent ces médicaments en don. Lorsqu’ils quittent notre centre, ils savent qu’ils ont aidé des milliers de personnes à obtenir des médicaments et des soins essentiels. »

D’autres bénévoles de partout au Canada consacrent chaque année environ 40 000 heures à tricoter et à crocheter des poupées Izzy. La première tâche de ces poupées est de protéger les médicaments emballés dans nos trousses médicales humanitaires. Toutefois, leur fonction la plus importante est d’apporter de la joie et du réconfort aux enfants qui sont traités dans les cliniques et les hôpitaux.

Enfin, de nombreux autres bénévoles offrent leur temps et leur expertise à HPIC au service de sa mission d’accroître l’accès aux médicaments pour les plus vulnérables.

À l’occasion de la Semaine nationale de l’action bénévole, nous désirons exprimer notre gratitude à tous nos bénévoles. Merci !

Nos partenaires dans la prestation des programmes et les patients qui en bénéficient joignent leurs remerciements aux nôtres :

« Merci beaucoup. Nous n’aurions jamais pu avoir accès à ces médicaments, ou nous permettre de les acheter même s’ils étaient disponibles. »

« Nous vous remercions sincèrement. N’eut été de cette trousse médicale humanitaire, nous n’aurions pas de médicaments ! »

« Les patients étaient si reconnaissants de savoir qu’il y a des personnes qui pensent à eux et leur offrent ces médicaments en don. »

« Les médicaments facilitent mon travail. Je peux offrir des traitements plus efficaces qu’ils ne le seraient autrement. Les patients sont heureux de savoir que quelqu’un se préoccupe de leur bien-être et offre de les aider. Ils se sentent valorisés. »

 Merci aux entreprises qui appuient le bénévolat de leurs employés :

Astellas Pharma Canada Inc.
AstraZeneca Canada
Bayer Inc.
Baxalta
Baxter
BD
Eli Lilly Canada
GlaxoSmithKline Inc.
IMS
Johnson & Johnson Inc.
LEO Pharma Inc. Canada
Merck
Pfizer Canada Inc.
Shire
Teva Canada Limited

« Ces trousses ont assurément sauvé des vies en Syrie. »

En Syrie, un pays déchiré par l’un des pires conflits de notre époque, les praticiens de la santé ont la capacité de sauver des vies grâce à l’aide médicale fournie par Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale (HPIC). Global Medic, le partenaire de HPIC dans ce programme, a préparé un rapport sur la distribution de 100 trousses médicales humanitaires plus tôt cette année. Ces trousses comprenaient des médicaments qui ont permis de soigner environ 25 000 enfants et adultes syriens.

Global Medic est une organisation canadienne qui apporte une réponse rapide et à court terme au lendemain de catastrophes et de crises au Canada et à l’étranger. HPIC et Global Medic répondent à la crise syrienne depuis 2011.

« L’impact de ce don a été maximisé en ciblant une population à risque élevé que les efforts d’aide internationale peinent à rejoindre, a écrit Matt Capobianco, directeur adjoint de Global Medic et coordonnateur des opérations de secours menées en Syrie, dans le rapport qu’il a rédigé pour HPIC. Les conditions dans les établissements de santé de cette région sont déplorables et il y a d’importantes pénuries de fournitures et de médicaments essentiels, mais les besoins de services médicaux n’ont jamais été plus grands dans cette région. Le soutien qu’ont reçu ces établissements était déterminant pour assurer que les médecins et autres praticiens de la santé aient accès aux fournitures et aux médicaments essentiels afin de continuer à traiter les patients. L’importance de cet approvisionnement en fournitures médicales ne peut être surestimée. »

Les trousses ont été livrées à un établissement de santé non divulgué en Syrie et on les utilise actuellement pour soigner une population extrêmement vulnérable. Elles sont d’abord arrivées en Turquie par fret aérien avant d’être livrées aux partenaires locaux.

« Malgré tous les efforts des professionnels de la santé qui tentent de continuer à prodiguer des soins médicaux aux citoyens vulnérables, l’accès aux fournitures et aux médicaments les plus élémentaires est très limité, alors que ces personnes sont les plus exposées aux risques, a expliqué Matt. Ces trousses ont assurément sauvé des vies en Syrie. Cette réponse a rétabli une certaine sécurité pour les bénéficiaires, qui ont maintenant accès aux soins et aux traitements dont ils ont besoin. Les bénéficiaires ciblés comprennent les hommes, les femmes, les enfants, les nourrissons, les personnes âgées et les personnes handicapées. »

Puisqu’il s’agit d’une zone de combat, Global Medic ne peut divulguer les noms des hôpitaux, des partenaires ou des médecins qui délivrent les médicaments. « Je peux vous dire que je suis en contact étroit avec les gens sur le terrain », a relaté Matt à HPIC.

« Les préoccupations et problèmes en matière de santé sont surtout les traumas liés à la guerre, qui représentent la principale cause de décès dans la région ciblée, comme en font foi les enquêtes relatives à la mortalité réalisées par l’Organisation mondiale de la Santé, peut-on lire dans le rapport de Global Medic. Par exemple, presque 27 000 cas de traumas liés à la guerre ont été traités dans le seul mois de novembre 2016. Le gouvernorat d’Idlib est toujours la principale destination des citoyens fuyant les autres régions du pays, dont le nombre s’élevait à 36 000 pour le seul mois de décembre 2016. Pour les hôpitaux et les cliniques mobiles d’Idlib, cet exode a entraîné une affluence de patients qui avaient besoin de soins. Ce mouvement a également fait grimper les cas d’exposition au froid et de risque d’hypothermie en raison des conditions de vie précaires et de l’affluence des personnes déplacées à l’intérieur du pays. Dans ce contexte particulier, certaines personnes succombent à des maladies ou à des affections curables simplement en raison d’un manque d’accès à des médicaments essentiels. Les maladies transmissibles, y compris le syndrome grippal, l’infection respiratoire aiguë sévère, les maladies diarrhéiques et les leishmanioses, sont parmi les plus fréquentes. »

Ce rapport comporte la conclusion suivante : « Ces trousses ont eu un impact vraiment important et significatif pour les familles syriennes cherchant à obtenir des soins médicaux dans le gouvernorat d’Idlib. »

Visite vidéo de la salle de l’hôpital de HEAL Africa, en République démocratique du Congo

Imaginez qu’une ville de la taille de Baie-Comeau, au Québec, ou de Gravenhurst, en Ontario, n’avait qu’un seul médecin de service.

Voilà la situation des personnes qui vivent en République démocratique du Congo, où le système de santé ne s’est pas encore remis des années de conflits et de chaos.

HEAL Africa est basé à Goma, une ville de la région des lacs de l’est du pays qui est connue pour ses bandits et rebelles ainsi qu’un volcan actif. Dans ce milieu difficile, HEAL Africa est un havre d’espoir et de guérison.

Son hôpital, situé à Goma en République démocratique du Congo, est un centre régional qui sert ce vaste pays en proie à des troubles et qui attire des personnes venant de très loin.

Des femmes qui ont survécu à d’horribles agressions et qui ont besoin de chirurgies et de réhabilitation y trouvent un nouveau départ rempli d’espoir.

Des enfants souffrant d’anomalies et de problèmes congénitaux s’y rendent pour recevoir les soins appropriés dispensés par des professionnels qualifiés et ils obtiennent un nouveau départ dans la vie.

Un grand nombre d’enfants et d’adultes congolais souffrant d’autres problèmes viennent à cet hôpital ainsi qu’à ses cliniques associées et y reçoivent des soins qui changent leur vie.

Un des patients qui a bénéficié de soins en 2016 est Kashama Mayaya, un étudiant de 16 ans qui vit à Tshibala, dans la province centrale de Kasai. Cet extrait du rapport de l’hôpital décrit sa condition : « Il est né avec une fente labiale. Dès sa naissance, il s’est senti stigmatisé par la société. En septembre 2016, l’équipe de HEAL Africa a réparé sans frais sa fente labiale grâce aux dons de HPIC. »

Un autre enfant qui a été traité est Lucien Widuhaye, un bébé de deux mois souffrant d’hydrocéphalie. Il a également bénéficié des soins de HEAL Africa l’an dernier.

Depuis plus d’une décennie, Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale (HPIC) expédie des contenants de fournitures médicales et chirurgicales afin de permettre à l’hôpital d’aider ces personnes.

« Il est difficile d’obtenir des médicaments et des fournitures », écrivait cette organisation dans son plus récent rapport à HPIC. Un meilleur accès aux médicaments permet à l’hôpital de venir en aide aux patients les plus vulnérables.

« Sans ces dons, l’hôpital ne pourrait exercer ses activités », peut-on lire dans leur rapport.

HPIC désire reconnaître la contribution de deux organisations dont l’appui a rendu possible ce projet : Medtronic Canada, le principal donateur de produits auprès de HEAL Africa depuis le début de ce projet, et le Fonds de justice sociale d’Unifor, qui parraine ce projet depuis 2005.

Connie Smith, la liaison de HPIC dans ce pays, a préparé une visite vidéo de certaines unités de l’hôpital : https://youtu.be/4jARY0JL1ao.

Enfin, Dr Sylvain, le médecin-chef, tenait à remercier les donateurs de HPIC et les patients désiraient exprimer leur gratitude et leurs meilleurs vœux dans cette vidéo : https://youtu.be/gTA55_MbaIQ.

 

Ils s’appellent Nita, Chhea et Teurng

Ces trois jeunes enfants cambodgiens ont survécu grâce aux dons d’AstraZeneca et de la Fondation Ptarmigan qui ont financé un projet de HPIC et fourni les ressources requises, permettant de livrer à un hôpital pédiatrique du Cambodge les médicaments demandés.

« Lorsque nous avons élaboré ce plan, nous savions qu’il sauverait la vie de nombreux enfants, affirme Denis St-Amour, président de Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale (HPIC). Nous apprenons maintenant le récit de ces trois petits patients. »

L’an dernier, l’hôpital pédiatrique d’Angkor à Siem Reap, au Cambodge, a demandé un don de Merrem (méropénem), un puissant antibiotique, de la part de HPIC. En septembre, l’hôpital a reçu 1 500 doses de Merrem, un antibiotique à large spectre qui peut traiter une vaste gamme d’infections.

Chaque jour, environ 500 enfants visitent l’hôpital et « beaucoup d’entre eux ont un système immunitaire immature ou compromis, ce qui les rend vulnérables aux infections. » Plus de 25 000 enfants ont été traités à cet hôpital au cours du trimestre pendant lequel le Merrem a été livré.

Un des enfants qui ont été sauvés est Teurng, la fille de neuf ans d’un fermier. Elle avait toujours eu une bonne santé, mais elle est soudainement devenue très malade. Les symptômes de Teurng comprenaient la fièvre, l’essoufflement et des douleurs abdominales. « Ses parents lui ont donné des antipyrétiques, croyant que ces médicaments l’aideraient, mais son état a continué à s’aggraver », peut-on lire dans le rapport que l’hôpital a préparé pour HPIC.

Sa mère a alors décidé de l’amener au service de l’urgence de l’hôpital pédiatrique d’Angkor à la mi-janvier 2017. L’état de santé de Teurng était devenu plus grave et on l’a traitée immédiatement. Les résultats de laboratoire et les rayons X ont révélé qu’elle souffrait d’une infection et elle a été hospitalisée afin de recevoir un traitement complet de Merrem.

Teurng est restée à l’hôpital pendant deux semaines afin que l’équipe puisse gérer et surveiller son infection. La cause de son infection n’a jamais été trouvée, mais grâce à l’accès aux soins et au traitement qu’a fourni HPIC, par l’entremise d’AstraZeneca et de Ptarmigan, la petite fille s’est complètement rétablie.

Chhea et Nita, deux bébés, ont également été sauvés grâce à un accès au traitement par le Merrem. Les parents de Chhea réalisent maintenant qu’ils auraient pu perdre leur fils et ils sont des plus reconnaissants : « N’eut été de cet hôpital, j’aurais pu être assis ici en train de regarder mon fils mourir devant mes yeux. Cet hôpital a offert à mon fils une deuxième chance dans la vie. »

Des leçons apprises au Guatemala permettant d’être une meilleure infirmière ou un meilleur paramédical au Canada

L’Institut collégial Humber est de l’avis qu’un projet de troisième année des programmes de sciences infirmières et de formation paramédicale peut transformer les points de vue des étudiants quant à la prestation de soins aux communautés multiculturelles du Canada.

Au cours du mois de février, une équipe d’étudiants se rendra une fois de plus au Guatemala. Forts de leur formation et portant quatre trousses médicales humanitaires de Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale (HPIC), ils prodigueront des soins à des enfants et à des adultes qui y ont très peu accès.

Un objectif important de ce projet est d’apprendre ce qui peut être appelé l’humilité culturelle. Humber a réalisé une excellente vidéo documentaire du voyage de l’année dernière, dont le visionnement est recommandé à quiconque planifie une mission médicale à l’étranger. On y décrit ce concept d’humilité culturelle comme celui de favoriser « un engagement d’écoute, d’observation et d’apprentissage qui reconnaît que nous ne connaissons pas tout du point de vue d’une autre personne ou d’une autre culture. »

Les étudiants fourniront un bilan de santé à tous les enfants qui résident à l’école Valle de los Angeles, un pensionnat pour des enfant de 6 à 16 ans issus des régions défavorisées autour de la ville de Guatemala.

Ils visiteront également deux écoles dans les bidonvilles ainsi qu’une église dans la région rurale de Solola afin d’y établir des cliniques.

« Vous nous offrez un si beau cadeau, a déclaré Michael Della Penna, père franciscain et directeur de l’école. Ce projet nous offre la possibilité de cerner les problèmes. »

Un des endroits que les étudiants ont visités en 2016 est le dépotoir de la ville de Guatemala, le plus grand de l’Amérique centrale, où résident 3 000 familles et beaucoup d’enfants dont les histoires sont déchirantes.

« On nous apprend comment prendre les signes vitaux et réaliser des bilans de santé, mais rien nous prépare pour rencontrer ces enfants », a relaté un des étudiants.

Photo : Humber College

Photo : Humber College

Une autre étudiante a affirmé qu’elle voulait faire tout son possible pour les aider, tandis qu’un étudiant en formation paramédicale a relaté qu’il était inspiré par la positivité et la ténacité démontrées par ces enfants.

Au total, 216 enfants ont été traités à cette école l’an dernier et des centaines d’autres ont été soignés dans les autres cliniques. Certaines de ces communautés n’avaient jamais eu accès à des soins avant la visite de cette équipe.

« Sans ces médicaments (fournis par HPIC), nous ne serions pas en mesure de prodiguer des soins complets, a écrit la professeure Frankie Burg-Feret, l’organisatrice du projet, dans le rapport qu’elle a préparé pour HPIC. Les familles vivant dans ces régions qui manquent de ressources n’ont pas les moyens d’acheter des médicaments ou des vitamines. »

Cette expérience extraordinaire en début de carrière a enseigné aux étudiants l’importance d’être ouverts à apprendre des gens avec qui ils travaillent, afin de pouvoir offrir les meilleurs soins.

La vidéo réalisée par Humber illustre les points suivants : 17 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour à cause de la pauvreté, et ils meurent en silence dans les villages les plus pauvres du monde, loin du regard et de la conscience du monde (source : rapport 2013 de l’UNICEF sur le progrès des nations).

Ces étudiants de Humber croient qu’ils contribuent à changer les choses, même si cet impact est limité. « Si nous ne les aidons pas, qui le fera ? », a demandé un étudiant.

Un grand nombre d’enfants mèneront une vie plus saine après avoir reçu des soins de santé préventifs et appris des soins d’hygiène de base, notamment l’importance de se brosser les dents.

Une autre équipe de l’Institut collégial Humber sera sur le terrain au Guatemala du 14 au 27 février.

L’an dernier, les étudiants ont apporté quatre trousses médicales humanitaires, qui comprenaient notamment de la ciprofloxacine, un antibiotique offert en don par Bayer Inc. Depuis 1995 Bayer appuie l’œuvre de HPIC au moyen de dons d’argent et de produits demandés. En 2016, Bayer a été un parrain important de notre mission. On estime que plus de 800 000 personnes ont été traitées par des médicaments donnés par Bayer à HPIC au cours du partenariat.

Voici le lien qui permet de visionner la vidéo documentaire du voyage de 2016 au Guatemala : https://www.youtube.com/watch?v=yLBsDwwwMKU&t=622s

LE POINT FORT DE LA CARRIÈRE D’UNE DENTISTE EN HAÏTI

Lorsque Dre Carrie Hui a rencontré Nelson en 2014 au cours d’une mission dentaire en Haïti, il avait onze ans et deux de ses dents étaient gravement cariées et devaient être extraites.

« Il a été un patient très difficile car il coopérait très peu et pleurait tout le long de l’extraction d’une molaire, se rappelait Dre Hui dans le rapport qu’elle a préparé pour HPIC. Une fois la première molaire extraite, nous nous préparions à le laisser partir puisque nous ne voulions pas procéder à l’extraction de la deuxième molaire. Toutefois, il m’a donné une petite tape sur le bras en pointant de l’autre côté. Il avait vraisemblablement réalisé que si l’autre dent cariée n’était pas extraite, il devrait endurer la douleur et l’inconfort jusqu’à ce qu’une autre mission dentaire visite sa région. »

L’impact sur la vie de Nelson
Lorsque Dre Hui y est retournée en 2015, Nelson se souvenait d’elle et des membres de son équipe mais interagissait peu avec eux. Au cours de la plus récente mission de l’équipe en 2016, il pouvait leur parler en français et les a accompagnés pendant la majeure partie de leur mission.

Nelson leur a dit qu’il se brossait les dents deux fois par jour et qu’il en prenait bien soin. Il leur a révélé que son rêve était de devenir dentiste un jour et il les a assistés en réconfortant les patients.

Pour Dre Hui, un des moments les plus émouvants de sa carrière fut lorsque Nelson a aidé une patiente qui recevait un anesthésique à se couvrir les yeux. « C’était émouvant de voir qu’il se souvenait de ce que nous avions fait pour lui il y a deux ans, qu’il en était reconnaissant et qu’il réassurait les autres patients ! », a-t-elle relaté dans le rapport rédigé pour HPIC.

En 2016, Dre Hui a apporté avec elle en Haïti deux trousses médicales humanitaires pour les soins dentaires, offertes par Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale (HPIC), afin de prodiguer des soins dentaires à une communauté qui souffre d’un manque d’accès chronique aux soins de santé. Son équipe a soigné 200 patients.

Un immense soulagement
La majorité de ces patients ont vécu un immense soulagement lorsqu’elle a extrait leurs dents infectées. D’autres ont bénéficié de traitements préventifs. Par ailleurs, 500 enfants de moins de 14 ans ont reçu des traitements préventifs, y compris le détartrage pour enlever les dépôts de tartre, la prophylaxie, l’application topique de fluorure ainsi que des instructions en matière d’hygiène buccale.

Dre Hui tient à remercier les donateurs auprès de HPIC, et tout particulièrement Patterson Dentaire, un donateur qui rend possibles ces trousses de soins dentaires :

« Merci de votre support continu et de votre générosité. C’est grâce à vos contributions que nous pouvons réaliser nos missions dentaires et médicales. Vos dons nous permettent de prodiguer à des patients partout dans le monde qui ne sont pas aussi fortunés que nous les soins dont ils ont grandement besoin, et pour lesquels ils ont peu accès. Ces patients sont très reconnaissants des soins que nous pouvons leur offrir. Vous ne pouvez qu’imaginer ce que c’est que de vivre avec un mal de dents et de ne pas avoir la possibilité de se faire traiter. Merci beaucoup. »

Cette semaine, Dre Hui se rendra de nouveau en Haïti avec une équipe, ainsi qu’avec une trousse médicale humanitaire pour les soins dentaires.

COMMENT UN HOMME APPELÉ « REBUTS » NOUS A ENCOURAGÉS

Dans la planification d’un projet, nous rencontrons parfois des obstacles qui nous font douter de son succès éventuel.

Alors que HPIC élaborait son projet Pamoja pour les mères et enfants du Kenya, notre partenaire kényan nous a transmis un courriel des plus touchants afin de nous encourager :

L’importance du projet dans les mots de notre partenaire
« Le Seigneur Dieu fournira les fonds, a écrit le révérend Philip Makokha, un prêtre qui était l’adjoint du primat de l’Église anglicane du Kenya à l’époque. Ce projet sauvera la vie de mères et d’enfants.

« Avant et après ma naissance, mes parents ont perdu beaucoup d’enfants. À ma naissance, j’ai été lancé dans un sentier et ramassé par une vieille dame. Elle m’a remis à ma mère en me nommant MAKOKHA, qui veut dire « rebuts »*, afin que je puisse survivre!

« Lorsque j’enterre des bébés et des mères qui meurent en couches, je prie que Dieu aide les autres mères et bébés. Vous êtes sur la bonne voie. »

Le premier envoi est arrivé
Nous nous souvenons de ses paroles ainsi que de sa détermination de voir ce projet réussir, et nous exprimons notre gratitude pour le premier envoi de médicaments et de fournitures pour le projet Pamoja, qui est arrivé à Nairobi, au Kenya, en novembre.

« Merci de ce précieux appui aux femmes et aux enfants, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté, a écrit Bwibo Adieri, le coordonnateur local du projet. À tous ceux qui ont travaillé si fort à sa réalisation, je dis asante (merci). »

Cet envoi de médicaments et de fournitures permet de soigner environ 9 000 femmes et enfants. La première communauté à en bénéficier a été le bidonville de Kibera à Nairobi, où vivent environ un million de personnes dans une pauvreté extrême.

Notes documentaires sur le projet
Pamoja, qui signifie « ensemble » en swahili, est un projet qui a été commandé en 2015 par le primat de l’Église anglicane du Kenya (principal chef de l’Église au pays) et qui est mis en œuvre en partenariat avec Anglican Development Services Kenya et l’Église anglicane du Kenya. Tout comme de nombreuses nations africaines, le Kenya dépend des services de santé fournis par les églises pour les soins de plus de 60 % de sa population.

Partout dans le monde, un grand nombre de femmes et d’enfants n’ont toujours pas, ou peu, d’accès aux médicaments essentiels ou à d’autres services de santé de base.

Chaque année, le Kenya perd 8 000 mères et plus de sept millions de jeunes enfants de moins de cinq ans. La plupart de ces décès peuvent être évités. Le projet Pamoja de HPIC vise à fournir une partie de la solution.

Plus de mères et d’enfants survivront dans cinq communautés ciblées
Ce projet fournira des envois de médicaments et de fournitures médicales essentiels à cinq des centres de santé anglicans : la clinique Holy Trinity dans le bidonville de Kibera à Nairobi, le dispensaire Butonge dans le comté de Bungoma, l’hôpital Maseno dans le comté de Kakamega, l’hôpital Mount Kenya dans le comté de Kirinyaga et l’hôpital St Luke’s à Kaloleni, dans le comté de Kilifi.

Un plus grand accès aux médicaments et aux fournitures permettra à un plus grand nombre de mères et d’enfants de recevoir des soins de santé de qualité durant la grossesse et après l’accouchement. Au fil du temps, plus de femmes seront ainsi encouragées à se rendre à ces cliniques. Dans les communautés ciblées, les mères survivront pour prendre soin de leurs enfants et les jeunes enfants pourront se développer.

De nombreuses prières sont en voie d’être exaucées, comme notre partenaire nous l’avait assuré.

*Une note concernant les pratiques régissant l’attribution d’un nom au Kenya :

Pour les parents dont l’enfant meurt à la naissance, on tient une cérémonie appelée « khuboelela » pour empêcher les mauvais esprits de tuer des bébés. Elle vise à soutenir les parents qui ont perdu tout espoir après tant de décès d’enfants en si bas âge.

Immédiatement après l’accouchement, le bébé est soigneusement habillé et amené dans un sentier près de la maison. On demande à une vieille femme, humble et sans blâme, d’aller ramasser le bébé dans le sentier pour le ramener à ses parents. En recevant le bébé, les parents feront semblant que le bébé n’est pas le leur tout en acceptant d’en prendre soin. Après cette cérémonie, on donnera aux petites filles le nom de Nabangala ou de Nang’unda, entre autres, et les petits garçons seront appelés Kundu, Kuloba, Makokha, Namunyu ou Wenani.

Lorsqu’un enfant meurt à la naissance, on croit parfois dans certaines familles que les esprits ont causé ce décès; afin de les tromper, on donnera à un nouveau-né un nom qui est censé confondre ou chasser les esprits.

 

LES ÂNES AMÉLIORENT L’ACCÈS AUX MÉDICAMENTS EN HAÏTI

Comment votre médecin se rend-il à la clinique le matin ?

C’est vraisemblablement en auto, ou peut-être en vélo dans le cas d’un médecin soucieux de sa santé ou par transport en commun s’il est en milieu urbain.

À Haïti en novembre dernier, une équipe médicale mobile de la Colombie-Britannique œuvrant avec l’organisme Heart to Heart Haiti a utilisé 22 motocyclettes et quatre ânes pour se rendre à leurs patients.

Cette anecdote illustre à quel point il est difficile pour certaines populations rurales d’avoir accès aux médicaments.

« Nous étions tout à fait hors route en gravissant la montagne », a écrit Rebecca, l’organisatrice.

Le sentier avait été endommagé en octobre par l’ouragan Matthew, et son état était donc pire qu’à l’habitude. Le jour où la clinique ouvrait à Tetbef, les ânes ont été chargés à 4 h 30 afin d’apporter les fournitures, y compris trois trousses médicales humanitaires (deux pour les soins primaires et une autre pour la santé mère-enfant) fournies par Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale (HPIC).

Lorsque l’équipe est arrivée à destination plus tard le matin, il y avait plus de personnes que prévu. Au total, 150 personnes ont été soignées en cette seule journée. La malaria, la typhoïde, des infections des voies respiratoires et des douleurs articulaires étaient les principaux problèmes de santé.

Sept autres cliniques comme celle-ci ont eu lieu et 1 396 patients ont été soignés, dont plus de la moitié étaient des enfants ou des personnes âgées.

« Au Canada, nous pouvons soulager nos enfants et nos parents âgés en gérant la fièvre et la douleur, a affirmé Lauren Rose, une infirmière de cette équipe qui a préparé un rapport pour HPIC. En Haïti, 99 % des personnes que nous traitons n’ont pas cette option. »

À chaque clinique, l’équipe a soigné de nombreux patients souffrant d’une fièvre. « Nous avons soigné ces patients et il est probable que des décès causés par la sepsie, la malaria ou la typhoïde ont été prévenus », a-t-elle relaté à HPIC.

Les trousses médicales humanitaires sont toujours des « articles de base essentiels » pour leurs voyages en Haïti.

 

LES 5 PRINCIPALES RAISONS DE FAIRE UN DON À HPIC COMME CADEAU DE NOËL

  1. Facile et pratique
    Parcourez le catalogue de dons-cadeaux de HPIC, faites un don et réglez votre liste de cadeaux dans le confort de votre foyer. Pas de lignes d’attente, pas de circulation, pas de foules.
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  1. Mobilisez votre budget de cadeaux de Noël afin d’apporter la santé et l’espoir
    Imaginez utiliser l’argent que vous dépenseriez sur des cadeaux qui ne sont pas voulus ou requis pour contribuer plutôt à de vrais changements en l’honneur d’une personne qui vous est chère.

Chaque 1 $ offert en don permet à HPIC de fournir des médicaments essentiels d’une valeur d’au moins 10 $. C’est un cadeau qui sera apprécié et qui aura un impact durable. Pas de plaintes ou de retours, c’est garanti !

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Apporter la santé et l’espoir en l’honneur d’une personne spéciale

  1. Un don de 1,20 $ permet de fournir 1 traitement

Un don de 15 $ permet de fournir 12 traitements médicaux

Un don de 30 $ permet de fournir plus de 25 traitements médicaux

  1. Plusieurs personnes bénéficieront de votre don :
  • La personne que vous désirez honorer
  • La personne ou la communauté qui recevront, grâce à vous, les traitements médicaux requis
  • Vous-même – vous ressentirez la joie de donner et vous recevrez un reçu officiel de don aux fins de l’impôt sur le revenu
  1. Déléguez votre carte de Noël à HPIC lorsque vous faites un don au moyen du catalogue de dons-cadeaux.
    Voici tout ce que vous devez faire :
  • Cocher la case indiquant « J’aimerais faire ce don en l’honneur d’une autre personne. Veuillez envoyer une carte en mon nom. »
  • Remplir tous les champs requis.
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HPIC rédigera et postera une carte en votre nom. La date limite pour les envois de Noël au Canada est le 20 décembre. Toutefois, les bureaux de HPIC seront ouverts jusqu’au 23 décembre, donc vous pourrez continuer à transmettre vos demandes de cartes. Les dons peuvent être traités en ligne tous les jours, 24 heures sur 24.

CATALOGUE de dons-cadeaux

Vous pouvez « magasiner » le don approprié en parcourant notre catalogue de dons-cadeaux. Il ressemble aux catalogues de Noël traditionnels mais il présente diverses options de dons.

LES MÉDICAMENTS TRANSPORTÉS PAR AVION SONT DISTRIBUÉS EN HAÏTI

Il est possible que le choléra entraîne plus de décès en Haïti que l’ouragan meurtrier qui a secoué ce pays des Caraïbes le 4 octobre dernier.

Le 15 novembre, un avion offert par Air Transat y est arrivé, apportant la santé et l’espoir.

Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale (HPIC) a aidé à remplir cet avion, en collaboration avec son partenaire Food For The Poor Canada.

« Il est si important pour nous de recevoir des médicaments et des fournitures médicales, a déclaré l’évêque Oge Beauvoir, directeur général de Food For The Poor Haiti, au personnel de HPIC qui arrivait avec des secours médicaux. Vous devez comprendre qu’il y a très peu d’accès aux médicaments pour la majorité des haïtiens. »

Ces médicaments, offerts en don par 19 entreprises de soins de santé du Canada en réponse aux besoins cernés par Food For The Poor, comprennent des médicaments pour traiter le choléra et des produits essentiels de soins de santé.

Pour voir l’arrivée des 16 palettes de médicaments et écouter le partenaire haïtien de HPIC, visionnez cette vidéo de 2,5 minutes.

Le personnel de HPIC a assisté au déchargement de l’avion pour se rendre ensuite aux locaux de Food For The Poor Haiti afin de rencontrer son personnel et de visiter l’entrepôt.

Cet entrepôt contient des produits variés, tous bien organisés et adéquatement inventoriés.

« Rien n’y reste plus de cinq jours – les produits qui arrivent sortent rapidement », a expliqué l’évêque Beauvoir.

« Cette installation est très propre, a affirmé Denis St-Amour, président de HPIC. Elle se compare aux installations similaires au Canada. J’ai été impressionné par le professionnalisme du personnel et la manière dont l’installation est gérée. »

Ces médicaments sont distribués à travers le réseau national de distribution de Food For The Poor Haiti dans les écoles, les orphelinats, les cliniques, les hôpitaux, les églises et les groupes communautaires.

« Nous étions les représentants des nombreuses personnes au Canada qui ont rendu cette aide possible, a déclaré Denis St-Amour. Nous étions honorés de représenter les personnes des 19 entreprises pharmaceutiques et de soins de santé qui ont offert en don des médicaments de grande qualité dont la date de péremption est éloignée. Les haïtiens sont tellement reconnaissants de votre don. Vous avez apporté la santé et l’espoir en Haiti la semaine dernière. »