Au Canada, un patient qui se présente avec une fracture grave peut compter sur une intervention rapide, en dedans de 24 heures. Un cas similaire qui se produit à Kampala en Ouganda, n'est pas aussi simple à régler. La durée moyenne d'un séjour à l'hôpital à Kampala est d'une trentaine de jours. En attendant, le patient peut mourir de complications ou développer une invalidité chronique. Pour ces patients, qui souvent sont seuls à subvenir aux besoins de la famille, leurs blessures peuvent avoir des répercussions en cascades et engendrer une situation d'extrême pauvreté pour la famille.
En 2009, le docteur Piotr Blachut, un chirurgien orthopédique de Vancouver, a mené une mission pour aller pratiquer des opérations et travailler avec le personnel de l'hôpital Mulago à Kampala tout en leur donnant un coup de main pour améliorer le fonctionnement, y compris un service plus rapide pour les chirurgies qui nécessitent une intervention à court terme.
Les sept membres de l'équipe de l'hôpital général de Vancouver, des chirurgiens, des anesthésistes et des infirmiers et infirmières, ont pratiqué une cinquantaine de chirurgies orthopédiques sur une durée de deux semaines. La majorité des patients étaient dans la vingtaine. Selon le docteur Blachut, les routes de Kampala sont impraticables, la circulation est infernale et le moyen de transport le plus utilisé est la motocyclette. Le docteur ajoute : « Les accidents de la route sont courantes et nous constatons beaucoup de blessures aux bras et aux jambes, des fractures en particulier. »
Le Dr Blachut ajoute que les anesthésiques fournis par Partenaires Canadiens pour la Santé Internationale et offerts par AstraZeneca étaient absolument indispensables pour la réussite de la mission du groupe.
AstraZeneca, une compagnie pharmaceutique canadienne, a donné du Diprivan, une émulsion anesthétique et du Xylocard, un médicament utilisé lorsque l'anesthésie locale est le traitement approprié.
Mission médicale accomplie
Lorsque le Dr Blachut et son équipe est arrivé à l'hôpital Mulago, il y avait 139 patients dont le tiers qui attendaient d'être opérés. Il parle de cette mission : « Nous avons aidé le personnel hospitalier à apporter des changements dans la structure fonctionnelle. Il est toujours possible de changer les normes de conduite désuètes de manière radicale. Notre projet a eu des répercussions importantes et nous en sommes très satisfaits. »
Des sociétés telles que AstraZeneca rendent ces missions médicales possible. La compagnie appuie énergiquement le travail de PCSI. Jusqu'à maintenant, AstraZeneca a donné des médicaments d'une valeur de 17,5 millions de dollars pour les pays en développement.
Suzanne Senior-Mitchell, directrice de la responsabilité sociale à la société AstraZeneca Canada, s'exprime en ces termes : « Notre geste fait partie du rôle que nous pouvons exercer de concert avec les industries partenaires de PCSI pour améliorer la santé dans les pays démunis, là où l'accès aux médicaments est un des nombreux problèmes dont font face les services de santé locaux. Les missions appuyées par PCSI, comme celle menée par le Dr Blachut, nous aident à comprendre la réalité de la pratique médicale locale et nous rappelle qu’il y a plusieurs moyens de fournir de l’aide. »