PCSI en action
Liberté et guérison aux « esclaves des dieux »
Une pratique rituelle en vigueur depuis quelques centaines d'années dans la région de la Volta au Ghana, Afrique de l'Ouest, réduit les jeunes vierges à un esclavage sexuel dit Trokosi, terme ghanéen se traduisant par « esclaves des dieux ».
Ces victimes innocentes parfois âgées d'à peine cinq ans sont séparées de leurs parents et sont données à un prêtre fétichiste pour servir d'esclaves dans les sanctuaires en guise de paiement pour les crimes et les délits des autres.
Des groupes de bénévoles canadiens dont plusieurs travailleurs de la santé se rendent au Ghana à chaque année sous le parrainage de IN Network dans le cadre d'un programme pour libérer et réhabiliter les filles et les femmes qui sont soumises à cet esclavage.
Le projet Trokosi Liberation and Vocational Training a permis d'amener le gouvernement ghanéen à passer une loi pour faire de la pratique Trokosi un acte criminel, de mettre fin à cette tradition dans 31 sanctuaires et de libérer quelque 3 500 femmes et enfants.
La libération de ces femmes n'est qu'un début. Elles sont accueillies au programme de formation professionnelle de IN Network qui leur permet d'apprendre à lire, à écrire et à acquérir des compétences négociables pour qu'elles puissent éventuellement s'occuper d'elles-mêmes et de leurs enfants. La réhabilitation des enfants est assurée par le personnel attentif des écoles IN Network. On fournit à toute la famille des aliments nutritifs, des vêtements, des services de consultation et des soins médicaux.
Ces soins médicaux sont offerts en partie par les médecins canadiens qui, depuis les cinq dernières années, emportent avec eux des Trousses médicales de voyage pour soigner les victimes du rituel Trokosi.
Le docteur Neal Stretch et son épouse Aggie, une enseignante et conseillère en matière d'abus sexuel, ont l'expérience des missions médicales de IN Network au Ghana. Le docteur Stretch appelle ces voyages « missions à court terme et bénéfices à long terme ». Au cours des années, les Stretch ont été témoins du développement apporté dans la communauté. Les travailleurs locaux reçoivent la formation nécessaire pour maintenir les services lorsque les visiteurs repartent.
À chaque année, le couple constate le fruit de leurs efforts et les retombées des dons de médicaments sur la population.
« Il y a deux ans, nous avons vu une adolescente qui souffrait d'ostéomyélite du maxillaire. Elle avait une lésion profonde et purulente dans le visage. ». Avant de repartir pour le Canada, Dr Stretch a vu sa patiente et lui a prescrit un traitement rigoureux aux antibiotiques qu'il avait dans une TMV. « Nous l'avons revue l'année suivante, dit-il, elle est venu me dire merci. Son état s'était beaucoup amélioré. »
« Très souvent, des anciens patients reviennent nous voir à la clinique pour nous remercier. »
Dr Stretch attribut à la TMV l'expression « la pierre angulaire des missions médicales. » Comme il dit : « La TMV est devenue un instrument de valeur inestimable pour notre travail. Elle fait partie intégrante du succès de notre programme. »
« Je ne partirais jamais sans elle! »
(Renseignements sur le rituel Trokosi à < www.innetwork.ca>)
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