Un jeune afghan de 8 ans a la vie sauve grâce à un don de médicaments de HPIC

Samir AT IGCH-2L’image d’enfants afghans faisant voler leurs cerfs-volants est devenue emblématique, après le succès retentissant du roman et du film Les cerfs-volants de Kaboul, de Khaled Hosseini, mais ce passe-temps candide a donné lieu à un terrible accident pour un jeune afghan de 8 ans. 

Par un paisible vendredi après midi, le petit garçon faisait voler son cerf-volant avec ses frères ainés, dans un quartier résidentiel de Kaboul, lorsqu’ils ont commencé à se quereller pour savoir à qui revenait le tour de le tenir. Dans un élan de frustration, cherchant à contrarier son frère, le petit garçon a mis le feu à l’aile du cerf-volant. Les choses ont alors pris une tournure dramatique lorsque l’enfant en colère a remarqué un bidon d’essence que quelqu’un avait eu la négligence de laisser à proximité et en a aspergé le cerf-volant. 

En une fraction de seconde, le feu s’est propagé le long du filet d’essence, enflammant la manche du garçon, puis sa chemise. Heureusement, son frère a agi rapidement et a immédiatement jeté de l’eau pour éteindre le feu. Malheureusement, d’importants dommages avaient déjà été causés et le petit garçon souffrait de blessures sérieuses sur toute la longueur de son bras, le côté droit de sa cage thoracique et son dos. 

C’est toujours une horreur lorsqu’un enfant est brûlé, mais en Afghanistan l’horreur se poursuit bien après l’extinction du feu. Les brûlures non mortelles sont une cause majeure de morbidité chez les enfants, en plus d’être la 11e cause de décès des enfants âgés de 1-9 ans (OMS 2012). Si une brûlure n’est pas traitée incessamment, elle peut s’infecter rapidement et être fatale. 

Après avoir cherché une aide médicale pendant trois jours dans différents hôpitaux, les parents de l’enfant se sont fait dire qu’il devait être envoyé au Pakistan pour être pris en charge correctement pour ses brûlures. Les médecins à Kaboul faisaient du mieux qu’ils pouvaient, mais les vacances de l’Aïd el-fitr, une fête musulmane importante qui marque la fin du ramadan, occasionnaient une surcharge des services, du fait d’un personnel traitant moindre et d’un nombre accru d’accidents domestiques nécessitant une prise en charge. 

Trois jours après s’être brûlé, l’enfant n’avait toujours pas été admis dans un hôpital, en raison du manque d’espace et de ressources. Son état devenait alarmant lorsque les médecins de l’hôpital pour enfants Indira Gandhi ont conseillé aux parents de suspendre toute planification de voyage au Pakistan pour obtenir des soins. En effet, ils disposaient du traitement idéal, ils avaient en stock toute la gamme d’antibiotiques imipenèmes injectables. 

Il ne se fait aucun doute que sans traitement, l’enfant serait décédé des suites de son infection. 

(S’il vous plait, notez que les identités des personnes dans cette histoire ont été gardées anonymes pour protéger leur sécurité).